Bouquet d’amour

Pour toi…

Sur un petit sentier caché dans les bois, marche une rêveuse solitaire les yeux brillants d’émoi…

Et le soleil de ses reflets évanescents, lui emboîte le pas…

Alors que tant d’âmes en peine s’illusionnent des mirages du monde, pour sûr, elle préfère s’étourdir des parfums de mai, noyés sous les pommiers en fleurs…

Quel délice de musarder dans les champs bigarrés de frêles coquelicots, rouges comme des baisers !

Quand l’harmonie printanière transcende les fourrés de nuances poudrées d’églantines, resurgissent ses souvenirs d’enfance…

Alors dites-moi pourquoi, elle irait chercher son bonheur ailleurs ?

Au-delà de l’aquarelle de lumière flânant à contre-branches, un amoureux avance un bouquet à la main :

— « Pour toi » !

Leurs regards échangés prolongeront longtemps le silence du petit sentier caché dans les bois…

Croyez le bien, l’amour et la nature font un charmant bouquet !

« Bouquet d’amour » MOINE Corinne

Château de Châtillon Chindrieux — Savoie —

Porte ancienne Seyssel — Ain —

Mes photos sont accompagnées d’extraits choisis du sublime poème « La glycine » de Sabine Sicaud…


Bouquet de mots

#Sabine Sicaud, l’enfant prodige

Sabine Sicaud naît le 23 février 1913 dans le sud-ouest de la France.

Son père est avocat, sa mère ancienne journaliste, publie des poèmes.

Fruit d’une éducation purement littéraire, la petite Sicaud se révèle très tôt douée pour les mots.

Dés six ans elle pose ses premiers vers…

Enfant érudite, dévorant tout ce que les livres de la bibliothèque familiale ont à lui offrir, elle rédige son poème « Matin d’automne », à l’âge de neuf ans.

La juvénile Sabine, puise son inspiration au cœur du luxuriant domaine de ses parents, un lieu hors du temps, bordé de platanes et clos par un sculptural portail.

Dans ce dédale végétal est enfouie sa demeure nommée « La solitude », un ancien prieuré réhabilité en maison cossue.

« Au vu du cadre idyllique, il n’est guère surprenant que nombre de ses poèmes célèbre la nature ! »

En 1924, alors âgée de onze ans, elle reçoit le second prix de la société littéraire « Jasmin d’argent », d’autres récompenses suivront…

En 1926, son premier recueil « Poèmes d’enfant » est édité.

Sur cette photographie de presse datant du 4 juillet 1925, Sabine Sicaud, alors âgée de 11 ans, vient de recevoir le 1er prix des « Jeux Floraux ».


Bouquet de larmes

#Sabine Sicaud, l’histoire inachevée

Courant 1927, Sabine Sicaud est victime d’un malheureux concours de circonstances : une blessure au pied, survenue lors d’une baignade en rivière, dégénère en une gangrène des os (ostéomyélite).

Cloîtrée dans la propriété familiale à cause de cette maladie invalidante, l’adolescente exprime, avec des mots à la gravité touchante, la douleur insupportable qui la ronge…

« Je ne sais même pas si j’appelle au secours,
Si même j’ai crié, crié comme une folle,
Comme un damné, toute la nuit et tout le jour.
Cette chose inouïe, atroce, qui vous tue,
Croyez-vous qu’elle soit
Une chose possible à quoi l’on s’habitue ?
Cette douleur, mon Dieu, cette douleur qui tue… »
**

Sabine Sicaud refuse de quitter sa maison natale pour recevoir des soins à Bordeaux.

Après une année de calvaire, la poétesse prodige s’éteint dans sa quinzième année, le 12 juillet 1928.

**Extrait : « Ah ! Laissez-moi crier »


Poèmes d’enfant

#Sabine Sicaud, l’histoire partagée

C’est avec grand plaisir que je vous partage l’ouvrage originel « Poèmes d’enfant », accessible via le lien ci-joint.

L’incomparable poésie « La glycine » figure en page 20 et 21.

Je vous souhaite un merveilleux voyage poétique dans l’univers de Sabine Sicaud, écrivaine prodige partie trop tôt.


L’herbier de Sabine Sicaud

Je vous recommande également cet opuscule unique, magnifiquement illustré par Gaëlle Privat.

Vous y découvrirez les poésies de Sabine Sicaud, écrites entre 1926 à 1929, des chefs-d’œuvre où la nature source inépuisable d’émerveillement pour la jeune poétesse occupe une place centrale.

Disponible aux Éditions des Véliplanchistes : [ici ]

Extrait : L’herbier de Sabine Sicaud (calameo.com)


« En papillons, du bleu s’effeuille…
Du bleu… du bleu nuancé de lilas,
De violet si doux qu’on ne sait pas
Si l’on voit des touffes d’iris ou de lilas.
« 

« La glycine »

Poèmes d’enfant 1926


Belle découverte…

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Pernoud Christophe
Pernoud Christophe
4 juin 2024 16 h 48 min

Quel magnifique bouquet de mots ..

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