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À propos de moi

Variations automnales sur le château d’Arcine Clarafond-Arcine (Haute-Savoie)

Balade onirique

Les yeux rivés sur le ciel en dérive, je m’illusionne en faisant tournoyer d’un doigt puéril les dernières arabesques chatoyantes du soleil qui s’essouffle.

L’automne œuvre en silence…

Si les frêles coroles pourpres des bruyères fardent les sous-bois effeuillés, ne reste du port altier des peupliers que d’informes cierges sinistrement dénudés. Tel un présage de mauvaise augure, des bourrasques malfaisantes dépouillent les augustes panaches enflammés.

Sur un talus d’écorces vermoulues, trône l’hallucinante Hellébore, les incantations automnales réveilleront bientôt le pouvoir hypnotique de la vénéneuse fleur des sorcières.

Les corneilles paradent avec allégresse, les haies sont constellées de baies enjôleuses, mais déjà la soudaine froideur des matins humides se fige sous un halo de lumières blafardes.

Comme un ultime hommage à ses étés glorieux, l’astre solaire chancèle sur les berges du Rhône en un fantasmagorique brouillard d’écume.

Les joncs accrochés aux abords des ruisseaux ploient en arceaux, les tourbillons cinglants de la bise chiffonnent peu à peu leurs flèches de velours…

Bien vite, les tourments opalescents de la pénombre lunaire jetteront un lugubre manteau sur les lierres agrippés aux vieux chênes et les fragiles brindilles des nids entremêlés dans les branches rendront l’âme sous le chapelet des pluies glaciales.

Alors pour conjurer le sort de la morne saison, « ne vous en déplaise » j’éparpillerais à toute volée gui* et cynorhodons …

Sous la lune troublante, je n’aurais nul autre guide, qu’un elfe turbulent caracolant à mes côtés !

« Balade onirique » écrit par MOINE Corinne

Nota bene : Le château d’Arcine est une construction de type Maison Forte datant du XII é siècle, posé sur l’éperon rocheux ouest du Vuache sa position stratégique verrouillait le passage sur le Rhône.

* Jadis nos anciens utilisaient le Gui pour éloigner le mauvais sort, il symbolisait aussi l’immortalité.


Bouquet de couleurs

Porte de grange -Corbonod-

Bergère -arrêt de volet ancien 1930-


Hellébore fétide

L’Hellébore fétide est une herbacée toxique/mortelle de la famille des renonculacées qui pousse en sous-bois et massifs ombragés. Si ses délicates fleurs en clochette penchent pour se préserver des intempéries, son feuillage persistant exhale une odeur malodorante lorsqu’il est froissé. Au Moyen Âge l’Hellébore était prisée par les alchimistes et les empoisonneuses…

La fleur des sorcières

L’Hellébore, une plante aux étranges pouvoirs… Les bergers de Haute-Provence guérissaient les morsures de serpent en les recouvrant de ses feuilles, d’où son appellation de Rose de serpents. Dans nos campagnes anciennes, plantée au seuil des maisons, l’Hellébore éloignait les mauvais présages et les sorcières ! Une racine d’Hellébore noire (Rose de Noël*), glissé dans l’oreille d’un animal empoisonné par sortilège, s’avérait être un antidote salvateur !

*Gravure : Rose de Noël /Helleborus Niger


Le hameau d’Arcine

Courbe végétale

Pourpre nervuré

Pastorale -Entremont-

Folklore enchanteur…

Le Pont de La Craze*situé en contre-bas de la commune de Bassy est un ouvrage d’art érigé en 1763, il fut vite abandonné car les charretiers de l’époque bien qu’aguerris aux chemins abrupts, lui préféraient le lit des Usses. Le pont a malheureusement périclité avec son histoire, dans un état de délabrement avancé son accès reste strictement interdit.

Bien que l’on considère les légendes comme de charmantes élucubrations, il est à noter que le pont de la Craze jouissait il y a fort longtemps d’une fâcheuse réputation : hanté par les fayes « les fées » « aux dires des anciens » ! Un vieux Basséran* qui s’en revenait de la foire du village de Desingy n’eut guère d’alternatives que de franchir le pont à la lugubre destination ! Si notre paysan était coriace par nature, la légende de minuit qui taraudait son esprit l’était encore plus. Advienne que pourra !

Soudain, surgit de nul part s’agita devant ses yeux écarquillés, la soutane noire d’un curé ! L’infortuné qui avait bu plus qu’à l’accoutumée, fit profil bas sans badiner ! Ayant retrouvé ses esprits, il comprit que l’alcool lui avait insidieusement embrouillé la mémoire d’un phénomène hallucinatoire ! De sorte qu’il en oublia les gigantesques peupliers ondulant sous la lune ! Bon je vous le donne en mille, cette anecdote fut maintes et maintes fois déformée par nos ainés pour devenir une truculente légende à se raconter !

Source d’inspiration Paul Dufournet

*La Craze est un affluent des Usses

*Basséran : nom d’origine

*Itinéraire Pont de La Craze

Sur les chemins d’Entremont, trois petits tours et puis s’en vont….

*Entremont, Arcine, Basssy, Desingy sont situés en Haute-Savoie

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est le-saule-et-leglantine_logo-3.png.

Rédaction/Photos/Moine Corinne

*Les photos estampillées LS&L sont soumises à des droits d’auteur.

*Les textes sont l’entière propriété intellectuelle de la rédactrice.

Le monde d’après….

La colline aux oiseaux

Bien à l’abri du monde, une nature silencieuse constellée de multiples nuances propices à l’évasion. Entre ombres et lumières une symphonie pastorale apaisante, qui baigne le vallon de parfums aux accents d’autrefois.

Dans cet écrin immaculé le soleil flâne, dessinant sur les pierres rocailleuses des camaïeux aux gris profonds entrelacés dans le velours des mousses. Le bleu du ciel se mire dans ce tableau impressionniste laissant les arbres perchés sur la rondeur des coteaux, se réinventer au fil du jour qui tombe.

Il n’y a guère que la pluie et la brume qui vagabondent, troublant ainsi la quiétude nonchalante des saisons, car là-haut sur la colline le temps s’est suspendu aux ailes des oiseaux. Le vent s’engouffre paisiblement sous les larges poutres de chêne de la bergerie oubliée, là où les hirondelles voyageuses ont délaissé leurs nids…

Aux premières lueurs du soir, le soleil se pose enfin dans le bruissement des feuilles offrant au paysage un festival de couleurs enflammées.

« La colline aux oiseaux » MOINE Corinne

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Vallon flamboyant

Arche automnale

Sentier mystérieux

Panache enflammé

Lumières oniriques


Promesse éternelle

« Contempler la fragilité gracieuse du joli coquelicot qui dévoile sa robe rouge délicate pour valser sous les feux de l’été. Sillonner la campagne aux mille trésors cachés puis glaner des moments inoubliables sur les chemins escarpés. Remplir ma « boîte à merveilles » de poésies légères volées aux oiseaux. Savourer les paysages verdoyants où se mêlent les pierres et les lierres grimpants. Respirer un nouveau matin avec joie, un peu comme une promesse éternelle. Courir dans les champs, courir à perdre haleine pour simplement oublier que le temps n’est qu’une saison : la douce mais si brève saison de la vie… »

À Catherine, un joli coquelicot qui danse sous les étoiles…

Moine Corinne

Photos réalisées à Entremont/ Chaumont et Clarafond-Arcine Haute-Savoie

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*Les textes sont l’entière propriété intellectuelle de la rédactrice.

Féerie bucolique sous le hameau de Bange Clarafond-Arcine

La danse secrète des fées

Est-ce folie de penser que sous la lune immense ondule, la grâce sibylline des fées ! Papillons impalpables, muses rieuses : vous dormez aux cœurs fardés des fleurs, en des constellations silencieuses. Orbes étranges, silhouettes d’argent, vos cheveux d’ange s’entremêlent dans la course du vent. Mirage de l’éther, formes étranges drapées d’ombres légères, vous semez sur la quiétude des chemins, vos rires éclatants et mutins…

Clairières, sous-bois, forêts, rivières, respirent de charmantes chimères aux chants glorieux, bien loin de l’Homme avide et orgueilleux. Dômes célestes, urnes terrestres, cachent d’un voile sacré des myriades de regards cristallins. Sous les nuits d’or de juillet ou sous les frimas gelés de décembre trône un monde enchanteur constellé de messages et de hasards, de prouesses entrelacées entre les cimes et les brouillards.

Ainsi reviennent, jusqu’à la fin des temps, les fruits après les bourgeons, les nuits après les jours, les printemps après les hivers, muant les sentiers ombragés en aventures parsemées de mystères. Corolles en clairons, pétales en jupons, psychés parant le fond des ruisseaux, œufs déposés aux nids comme des joyaux.

Alors est-ce folie de penser que sous la lune immense ondule, la danse sibylline des fées ?

**Conte « Pieds nus sous la lune » écrit par MOINE Corinne

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Pommier dansant

En fleurs !

Aubépines en buisson

Orchidée sauvage

Plante protégée ne pas cueillir

*Photos réalisées aux hameaux et lieux-dits de : Beauchâtel, Bange, Fruitière, Trainant, commune de Clarafond-Arcine département de la Haute-Savoie.

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Rédaction/Photos/Moine Corinne.

*Les textes sont l’entière propriété intellectuelle de la rédactrice.

*Les photos estampillées LS&L sont soumises à des droits d’auteur.

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