Les histoires de l’ombre

Jean et Madeleine 1915

Bienvenue dans ma nouvelle rubrique

« Il n’est aucunement de notre ressort de juger l’Histoire, nous devons nous positionner comme des spectateurs rationnels du passé en essayant d’en comprendre le pourquoi autant qu’il soit possible avec comme support le contexte historique, les us et coutumes, les croyances, etc… »


Pas si facile me direz-vous !

Effectivement ce n’est pas si facile, parce que nous avons tous et toutes, cette propension à juger les événements du passé avec notre vision du monde actuel, notre culture d’Homme du XXIe siècle et notre propre idéologie. D’autre part, notre émotionnel parle pour nous, rendant encore plus ardu le détachement que nous devrions avoir devant une archive historique pénible à visionner « comme une photo post-morten » par exemple. Nous pouvons également avoir un esprit très critique face à un document « authentique dérangeant » refusant de croire ce qui est évident et qui de surcroît est corroboré par l’Histoire. Force est de constater que même si la source s’avère sûre, notre jugement nous pousse à imaginer une autre vérité plus facile à « digérer » : la dualité humaine me direz-vous ! Et bien que l’Histoire ne soit pas un roman à l’eau de rose, elle n’en reste pas moins captivante et instructive pour bon nombre d’entre nous. Dans 100 ou 200 ans nous ferons partie intégrante de l’Histoire alors nos modes de vie seront aussi disséqués et passés au crible par d’autres, les mœurs évoluent qu’on le veuille ou pas ! Ce qui prévaut aujourd’hui n’aura plus cours demain ! Essayons d’être le plus magnanime possible face à l’Histoire et aux histoires qui ont jalonné la vie des générations précédentes.



Oui et alors ?

J’ai voulu à travers cette nouvelle rubrique vous apporter des informations complétées par des documents authentiques « parfois en ma possession » sur des us et coutumes anciennes : notre Histoire à tous et toutes et peut-être même l’histoire de vos aïeux qui dort « sans que vous vous en doutiez » dans votre vieil album de famille ! Je ne m’attache qu’à relater des faits, des témoignages, mes sources sont étayées par des recherches sérieuses dans des archives ou sur des sites spécialisés. Étant moi-même fascinée par l’Histoire ( de 1800 jusqu’à l’après-guerre de fin 1945 ), je me réjouis de partager avec vous. Je sais par expérience que l’Histoire n’est enrichissante que si elle est racontée avec des mots simples, mon but étant de vous diriger vers l’essentiel … Bien sûr, je vous parlerai aussi d’histoires locales parfois oubliées toujours avec des sources, car bien souvent nombre de nos légendes ont un fondement historique…. Il y a encore peu de temps, dans nos campagnes l’Histoire se racontait au coin de la cheminée, la restitution originelle de ces récits s’est progressivement effacée « des mémoires » pour des légendes aux contours fantastiques. Cette transmission orale ancestrale a disparu avec la scolarisation obligatoire ( Jules Ferry 1882 ), l’accès aux livres, la modernité, etc… Les conteurs faisaient figure de passeurs d’histoires surtout pour « les paysans illettrés » qui voyaient à travers eux une ouverture extraordinaire sur le monde : le monde étant souvent dans leur esprit les villages d’à côté ! Enfin je conclurais que l’Histoire est toujours fascinante surtout si elle garde« cachée » une part de son mystère…


Authentique portrait de famille


Pourquoi « Les histoires de l’ombre » ?

Maintes de nos histoires locales dorment dans l’ombre, faute d’intérêt ou parce notre société moderne est de plus en plus tournée vers l’individualisme et le vécu « présent ». Puis il faut se rendre à l’évidence, la restitution intégrale des histoires devient quasi impossible avec le temps qui s’écoule, la mémoire humaine est sélective… Facteur inéluctable : les anciens disparaissent ! Il y a encore quelques années, l’histoire familiale se transmettait sous diverses formes : récits, archives, objets… « J’ai moi-même conservé « par respect » les reliques de guerre de mon grand-père, un ancien poilu de 1914-1918 blessé et gazé à Verdun, je n’ai jamais eu mention de ce passé chaotique, je l’ai découvert fortuitement à l’âge de 15 ans ». Cette passation intergénérationnelle était un socle solide sur lequel se bâtissaient les générations futures. Les mentalités changent irrémédiablement pourtant on oublie que l’Histoire se construit à travers les individus… Au cœur de nos cimetières beaucoup de ces gens simples et sans vanité « qui ont œuvré dans l’ombre » sont tombés dans l’anonymat : pour exemple « les époux Fayolle » avait en 1900 cédé leurs petits lopins de terre aux pauvres du village de Corbonod. Pas de quête existentialiste comme aujourd’hui, juste des vraies valeurs ce qui tend à rendre les histoires oubliées encore plus émouvantes…

En espérant vous éclairer sur les us et coutumes des générations anciennes…

Sépulture « Fayolle » cimetière de Corbonod Ain

« Les gens les plus simples sont souvent les plus grands »

*Les photos que vous me confiez sont numérisées et archivées : elles sont notre mémoire historique, notre patrimoine. Vous découvrirez peut-être au détour de mes articles « Comme autrefois » ou « Les histoires de l’ombre » un de vos ancêtres.

*Découvrez dans quelques jours « La mémoire des anges », un voyage au XIXe avec comme toile de fond une bien étrange coutume…

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est le-saule-et-leglantine_logo-3.png.

Rédaction Moine Corinne

*Les photos estampillées LS&L sont soumises à des droits d’auteur.

*Les textes portant un astérisque sont l’entière propriété intellectuelle de la rédactrice.


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