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À propos de moi

Le monde d’après….

La colline aux oiseaux

Bien à l’abri du monde, une nature silencieuse constellée de multiples nuances propices à l’évasion. Entre ombres et lumières une symphonie pastorale apaisante, qui baigne le vallon de parfums aux accents d’autrefois.

Dans cet écrin immaculé le soleil flâne, dessinant sur les pierres rocailleuses des camaïeux aux gris profonds entrelacés dans le velours des mousses. Le bleu du ciel se mire dans ce tableau impressionniste laissant les arbres perchés sur la rondeur des coteaux, se réinventer au fil du jour qui tombe.

Il n’y a guère que la pluie et la brume qui vagabondent, troublant ainsi la quiétude nonchalante des saisons, car là-haut sur la colline le temps s’est suspendu aux ailes des oiseaux. Le vent s’engouffre paisiblement sous les larges poutres de chêne de la bergerie oubliée, là où les hirondelles voyageuses ont délaissé leurs nids…

Aux premières lueurs du soir, le soleil se pose enfin dans le bruissement des feuilles offrant au paysage un festival de couleurs enflammées.

« La colline aux oiseaux » MOINE Corinne

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Vallon flamboyant

Arche automnale

Sentier mystérieux

Panache enflammé

Lumières oniriques


Promesse éternelle

« Contempler la fragilité gracieuse du joli coquelicot qui dévoile sa robe rouge délicate pour valser sous les feux de l’été. Sillonner la campagne aux mille trésors cachés puis glaner des moments inoubliables sur les chemins escarpés. Remplir ma « boîte à merveilles » de poésies légères volées aux oiseaux. Savourer les paysages verdoyants où se mêlent les pierres et les lierres grimpants. Respirer un nouveau matin avec joie, un peu comme une promesse éternelle. Courir dans les champs, courir à perdre haleine pour simplement oublier que le temps n’est qu’une saison : la douce mais si brève saison de la vie… »

À Catherine, un joli coquelicot qui danse sous les étoiles…

Moine Corinne

Photos réalisées à Entremont/ Chaumont et Clarafond-Arcine Haute-Savoie

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est le-saule-et-leglantine_logo-3.png.

Rédaction/Photos/Moine Corinne

*Les photos estampillées LS&L sont soumises à des droits d’auteur.

*Les textes sont l’entière propriété intellectuelle de la rédactrice.

Chemin rural de Beauchâtel sous Clarafond-Arcine Haute-Savoie

La veillée

« Aimer la terre c’est aimer l’Homme. »

Fini le dur labeur, finie la longue journée, ils s’en sont tous allés le sabot trébuchant sous la lune parée d’un beau croissant d’argent, ils s’en sont tous allés pour remonter le temps. Leurs lanternes s’agitent sur les chemins de pierres, en lumières poétiques un peu comme un mystère. Ce soir ils vont veiller dans une ferme isolée, ils vont chanter puis rire, se raconter la guerre, la chasse à la perdrix qu’ils braconnaient naguère. Ils évoquent les souvenirs pour garder la mémoire, des histoires d’autrefois venues du fond des âges. Des gestes pour transmettre la beauté du savoir, pour garder les valeurs qu’ils aiment et qu’ils partagent.

Dans cette pièce obscure on sent le foin coupé, la grosse lampe à carbure vient juste d’être allumée. Le sol est recouvert d’une terre poussiéreuse, la terre de leurs ancêtres fière et miraculeuse. De vieux cageots rougeoient sur des fagots de bois et les châtaignes grillées prennent un bon goût moka. Les uns font des paniers qu’ils vendront au marché, d’autres du rempaillage avec agilité. Les bambins sont assis en cercle sur le sol froid, ils admirent les ouvrages, en cassant quelques noix.

Une femme sort son tricot puis fait valser la laine on entend ses sabots sur le parquet en chêne. Les écheveaux roulés sur une chaise boiteuse, dont l’assise est usée mais la danse mélodieuse. Ils racontent des histoires, des histoires d’autrefois pour faire peur aux enfants, pour raviver la foi. Des ombres fantastiques dansent sur le haut des murs, les petits crient d’effroi ! Mais oui je vous le jure ! Que de simplicité, de moments partagés, écouter et transmettre pour garder la beauté, des soirs passés à veiller tous ensemble autour de la potée et de la cheminée. 

Et puis il faut rentrer car le temps a filé, sentir sa terre chanter sous les sabots cloutés. La brume a emporté dans un velours épais, les veillées d’autrefois, les veillées du partage, la terre seule, a gardé dans ses nombreux sillages, les souvenirs d’antan, les mots, les paysages**.

**Conte « La veillée » écrit par MOINE Corinne

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« La terre n’appartient pas à l’Homme, mais l’Homme appartient à la terre, il n’en est que le modeste locataire ! »

Moine Corinne

Rédaction//Photos/Moine Corinne

Fonds photographiques Eugène Trutat

*Les photos estampillées LS&L sont soumises à des droits d’auteur.

*Les textes sont l’entière propriété intellectuelle de la rédactrice.

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