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À propos de moi

À Marie, ma grand-mère…

« Lentement, jusqu’à l’autel, glisse sa robe blanche ; le temps s’est suspendu, comme pour sceller les fiançailles d’un ange…

Auréolée du souffle du divin, l’enfant chérie s’échappe vers un autre ciel, un autre destin…

Elle porte en elle les promesses sages des grands jours, quand les fleurs sont belles au premier mois de mai et que courent sur les lèvres les pieux serments d’amour.

Lentement, jusqu’à l’autel, glissent ses yeux de miel ; son voile enrubanné d’un chapelet de roses, illumine son visage d’une candeur solennelle.

Un halo éclatant descend de l’infini pour couronner Marie d’une lumière bénie, et les vents amoureux déposent sur sa tête une tiare de nuages aux nacres somptueuses. »

« La fiancée des anges » MOINE Corinne


Communion solennelle

Jusqu’au début du XXe siècle, les enfants accomplissent leur première communion vers l’âge de douze ans.

En 1910, le pape Pie X, par le décret Quam singulari, bouscule les usages : l’âge de la première communion est abaissé à sept ans — âge où l’enfant est en mesure d’accueillir le mystère de l’Eucharistie.

La cérémonie traditionnelle perdure sous le nom de communion solennelle, appelée aussi communion privée dans certains diocèses.

L’obligation du port de l’aube blanche, instaurée dans les années 1960, répond à un souci d’unité et d’équité entre les enfants.

Cette nouvelle tenue liturgique, éclipse peu à peu, la tradition originelle des « grandes toilettes » que les jeunes communiants arboraient avec fierté.


Catéchisme en images

Avant que la loi Jules Ferry du 28 mars 1882, ne réforme l’enseignement, l’école est chapeautée par l’Église.

Le manuel de catéchisme fait office de support pédagogique.

Les images bibliques édifiantes ( particulièrement efficaces pour marquer les jeunes esprits) figurant des scènes de châtiments ou de bénédictions, visent à inculquer les vertus chrétiennes, à distinguer le bien du mal.

« Les prêtres les plus rigoristes étayent l’imagerie religieuse d’histoires de maléfices et de prodiges divins ».

Les questions et réponses, rédigées par des ecclésiastiques, laissent peu de place à l’expression personnelle, les élèves sont instruits selon la méthode dite « du par cœur ».

Suite à la laïcisation de l’école, l’enseignement religieux disparaît des programmes scolaires républicains.

Pour permettre aux enfants de poursuivre le catéchisme, le jeudi devient jour de repos : les cours se tiennent alors au presbytère ou dans la sacristie.


Tenue de communiante

La robe de communiante s’apparente à une robe de mariée : elle incarne la pureté de l’engagement.

Cette somptueuse robe d’organdi ou de mousseline évoque un temps où la foi se mêlait avec grâce aux coutumes.

« La transmission « générationnelle » de la robe de communiante, relevait autant d’un hommage à la tradition familiale que d’un choix économique profondément ancré dans les mentalités rurales. » 

Voile, gants et chaussures ajoutent à la solennité du jour.

Dans l’aumônière retenue au poignet par un ruban — les parents glissent quelques pièces destinées à la quête.

Bugnard Pierre chef cuisinier à l’hôtel Beau-Site d’Aix-les-Bains et son épouse Angèle posant le jour de la communion de leur fille Marie.

Cette famille résidait « Villa des Jasmins » à Lafin Aix-les-Bains en Savoie.

👉 Georges Brun Photographe (1841-1917)


Tenue de communiant

Conformément aux usages de la première communion, le costume* du jeune garçon s’accompagne d’une chemise blanche, d’un nœud papillon ou d’une cravate.

Toutefois, le pantacourt moins formel reste apprécié des parents.

Après la cérémonie, le brassard** de soie blanche (noué autour de l’avant-bras gauche) est offert au parrain ou à la marraine — ou déposé à l’église en qualité dex-voto.

*👉 Le costume est imposé dès 1842


Un objet, une histoire…

Le chapelet

Le mot “chapelet” du latin capitellum signifie petite tête, en référence aux perles utilisées pour compter les prières.

Les premiers chapelets datent du XIIIe siècle, mais leurs racines originelles remontent aux pratiques monastiques médiévales.

Au XIIe siècle, les moines cisterciens portaient des cordelettes autour de la taille, chaque prière étant comptabilisée par un nœud.

Dans la tradition catholique, offrir un chapelet à un enfant pour sa première communion est devenu pratique courante à partir du XVIe siècle.

Cet objet de piété symbolise le passage initiatique vers la vie chrétienne adulte et se conserve toute une vie au même titre qu’une relique.

👉 Le chapelet et le missel sont offerts par le parrain ou la marraine


Ciel mon missel !

Le missel condense les pièces essentielles à la célébration des messes ou des événements religieux itinérants

Il ne s’agit nullement d’une « bible miniature », mais bien d’un ouvrage liturgique regroupant versets et prières.


Chaise à prière

Le prie-Dieu – ou chaise à prière, jadis réservé aux notables – est conçu pour faciliter la prière individuelle.

Le prie-Dieu confère aux photographies de communions, une réelle solennité.


Le cierge

Le cierge de communion occupe une place centrale dans la symbolique de la cérémonie : il matérialise la lumière divine et la lumière intérieure que l’enfant s’engage à entretenir tout au long de sa vie.

Ruban blanc, motif doré ou symboles eucharistiques (calice, hostie, raisin, épis de blé), ornent parfois un cierge.

Au fil du temps, leur fabrication s’est industrialisée : les modèles jadis réalisés par des artisans ciriers, ont peu à peu disparu, laissant place à des versions standardisées.

Si la sobriété reste la norme, les familles les plus aisées n’hésitent pas à s’enquérir de cierges plus imposants, afin que leur progéniture (de petite taille), ne passe pas inaperçue dans la procession — une rivalité d’apparat bien innocente mêlant piété et fierté familiale.


Images pieuses

Les canivets (ou images dentelles) remontent à une tradition qui a traversé le temps.

Au XVIIe et XVIIIe siècles, dans la confidence des cloîtres, des religieuses peignent des images pieuses mettant en valeur des personnages bibliques.

À l’aide d’un petit canif — canivet — elles réalisent de minutieuses ciselures dentelées sur les pourtours de leurs images.

Une caractéristique artistique qui, de nos jours dote les authentiques canivets, d’une aura d’exception, doublée d’une valeur patrimoniale.

À partir du XIXe siècle, le procédé mécanique du gaufrage par perforation permet de reproduire de fines dentelles de papier.

La maison d’édition Bouasse-Lebel, acteur majeur de cette époque, lance alors, la production à grande échelle des canivets.

Ce procédé révolutionnaire, contribua largement à l’essor des images pieuses.

Ornées de fleurs en tissu, de cotonnade ou parfois de cellophane, elles reflètent les tendances et les sensibilités culturelles de leur époque.

Au dos de l’image, une date, un prénom, une bénédiction manuscrite.

Plus que de simples illustration religieuses, ces images évoquent le souvenir mémorable de l’engagement spirituel.

De petites œuvres de piété, échangées entre communiants, puis glissées dans un missel, tel un trésor discret chargé de ferveur.

👉Image pieuse 1925 -Collection personnelle/Cliquez pour l’agrandir


💬 Le saviez-vous ?

  • Issu du latin médiéval canipulum, le mot « canivet » désigne ce petit couteau de précision dont se servaient enlumineurs et copistes pour préparer leurs plumes d’oie ou inciser des ornements dans le parchemin.

Cachet de communion

Le cachet de communion est un diplôme remis aux enfants à l’issue de la première communion, attestant de l’accomplissement du sacrement de l’Eucharistie.

Rédigé dans un style solennel, le texte mentionne le nom du communiant, la date et le lieu de la cérémonie ; parfois authentifié de la main du prêtre.

Encadré ou glissé dans l’album familial, le diplôme de communion tient lieu de relique : on l’expose dans la chambre de l’enfant ou on le range parmi les souvenirs d’importance.

Les premiers cachets apparaissent vers 1750.

Imprimés en tons monochromes, ils illustrent généralement de jeunes communiants recueillis avec ferveur devant l’autel.

L’iconographie religieuse de ces cachets de communion est riche de symboles : calices, hosties, lys, colombes de l’Esprit Saint, etc..

Avec les progrès de l’imprimerie au XIXe siècle, ces cachets s’enrichissent de décors colorés plus élaborés, multipliant arabesques, encadrements fleuris et motifs eucharistiques.

Vers les années 1930, le cachet de communion cède progressivement la place aux images pieuses plus modernes et faciles à produire.

Guirlande de feuilles de vigne, de raisins et de cruches encadre la scène religieuse — une allégorie de la fécondité terrestre et spirituelle.

Cottarel Pierrette 1848 Église de Motz (Savoie)


Mots de la fin

Les mots pieux de mes aïeux ont toujours éclairé ma route d’un amour bienveillant.

Aujourd’hui, je suis riche de cette mémoire d’un autre temps…


Belle découverte…

Sources

📖 Communion solennelle
➡️ [Lien]

📖 Tableau récapitulatif des différents types de chapelets
➡️ [Lien]

💻 Site dédié Les images pieuses
➡️ [Lien]

📖 “Catéchisme en images”, une pédagogie par le sensible ?
➡️ [Lien]

Tous les documents joints sont authentiques et issus de ma collection personnelle.
🛑 Veuillez ne pas reproduire sans mon autorisation.

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