Un cœur très nature

« En vacances, partie sans laisser d’adresse priez de repasser, merci ! »

L’éloge de la paresse

Enfin oublier les tempêtes des matins trop quotidiens en divaguant à loisir sur le bleu de notre horizon paresseux, comme le font si bien les papillons dans la nature. De balades en bras ballants, profiter de la convivialité bavarde des oiseaux puis laisser la grâce du destin nous attirer vers des contrées oisives complices et pas si compliquées !

Prendre du recul comme on prendrait de la hauteur en se persuadant que le temps qui passe n’a plus d’importance. Hisser les voiles de la nonchalance en pensant : « c’est tous les jours dimanche » et s’adonner à l’art de l’indifférence avec une sérénité décontractée. Faire la causette au soleil à l’écart des frivolités et caresser les rayons de la lune perchée sur l’étoile fluette de la liberté.

Écrire des pages et des pages de notre carnet de voyage, histoire d’échapper à la réalité ! Filer le parfait amour avec les fleurs alentour, se fondre dans le décor, bercée par le souffle léger de l’enivrant farniente. Avec une bonne dose de fantaisie transformer les mélopées en mélodies, le passé en poésie et les vilains crapauds qui galvaudent notre esprit en ingénieuses « fées en folie » ! Ralentir le tempo, pour remettre de l’ordre dans le méli-mélo de notre jardin secret aux contours si joliment imparfaits… Ouvrir les portes de l’évasion, voler vers une vaseuse destination, accoster les rivages d’Albion et bien tristement repartir en se racontant encore des histoires :

il va s’en dire « à dormir debout bien sûr » juste pour échapper au temps !**

**Conte « Un cœur très nature » écrit par Moine Corinne

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Voyage à l’envers

« Une vieille horloge m’a raconté ses périples voyageurs… Après des années de bons et loyaux services elle s’était vue reléguée au placard pour mauvaise conduite « trop bruyante » ! Ces aventures chaotiques, lui avaient malheureusement coûté une aiguille, bien trop âgée pour autant d’émotions, elle en avait définitivement perdu la boussole ! Même les bonnes choses ont une fin ! Bien des années plus tard, je récupère ce trésor de manière fort inattendue : le trottoir de la ruelle d’en face ! Ni une, ni deux, voilà la vieille dame qui s’insurge au fond du sachet en plastique à grands renforts de carillons véhéments ! Comment dois-je lui dire que je viens de sauver sa carcasse de bois ! Aujourd’hui je l’avoue, elle ne tourne pas toujours très rond, mais j’aime notre rencontre insolite. Désormais Madame trône confortablement au milieu des théières en porcelaine et des muffins au chocolat… Et même si elle se montre parfois un peu capricieuse, nous voilà les meilleures amies du monde quand vient l’heure du thé ! »

Conte écrit par Moine Corinne

*Mes photos ont été réalisées à partir d’un livre de botanique d’Eugène Pittard datant de 1895, des objets anciens et des papillons naturalisés chinés.

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est le-saule-et-leglantine_logo-3.png.

Rédaction/Photos//Moine Corinne

*Les photos estampillées LS&L sont soumises à des droits d’auteur.

*Les textes portant un astérisque sont l’entière propriété intellectuelle de la rédactrice.

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