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À propos de moi

Rien n’est impossible !

Il y a bien longtemps lorsque le monde en était encore à ses balbutiements le ciel et la terre ne formaient qu’une seule immensité. Dans la profondeur de l’horizon, la lune vînt au monde ronde et pleine, elle était parfois si dorée qu’elle en paraissait blonde. Un soir où elle fixait la nuit déserte tapie derrière la chevelure des arbres d’un vallon, elle fut en proie à une solitude extrême :

« Je vais dit-elle chercher une étoile ! Rien n’est impossible à qui le veut vraiment ! »

Pourtant quand il lui semblait avoir trouvé cette légendaire étoile, celle-ci se consumait en une une poussière blanchâtre qu’on appelle aujourd’hui : voie lactée. Un soir où le vent soufflait sur sa blondeur exquise, ce soir-là elle s’éclipsa en criant : « Ô toi gardien de l’éternité, cette nuit je chevaucherai vers ta lagune, je vaincrai ton obscurité puis ferai naître d’autres lumières ! » Elle voyagea sans relâche par monts et par vaux, franchissant les montagnes puis les océans, sa rondeur au halo vermeil dessinait sur la voûte des cieux des oriflammes de feu.

Elle lutta sans un frisson de découragement, ce fut un voyage harassant, si harassant d’ailleurs qu’elle en devînt blême par moments, puis elle se métamorphosa en un croissant ivoire incandescent. À travers les nuées épaisses, d’une lueur tremblante elle émergea des ténèbres faisant valser des ombres fantastiques sur la terre : « Je vais dit-elle trouver mon étoile ! Rien n’est impossible à qui le veut vraiment ! » Mais par une nuit lugubre, des éclairs magistraux barrèrent sa route alors elle s’égara dans le gouffre du temps. Abattue de désespoir elle s’assoupit sur un bosquet d’orages en sanglotant « Je vais dit-elle trouver mon étoile ! Rien n’est impossible à qui le veut vraiment ! »

Pendant des nuits entières ses larmes filantes d’une absolue clarté flottèrent en embrasant l’obscurité d’un déluge de mille feux mêlés d’or et de lumière.. Depuis ce jour par de belles nuits sombres ondulent dans un ballet mystique la lune et les étoiles du firmament…

La plus radieuse « L’étoile du Berger » ouvre la marche glissant sur son chariot d’argent telle une flamme éternelle.**

**Conte « Ainsi naissent les étoiles » écrit par MOINE Corinne

« Si vous vous égariez un tant soit peu, ce conte vous donnera le courage nécessaire pour aller de l’avant. Faites-moi confiance ! Merci à tous et toutes pour vos messages de sympathie, vos partages sur Facebook /Pinterest. Parfois nos routes sont parsemées d’embûches, je vous l’accorde mais la patience et la détermination viennent à bout de tous les obstacles. Voilà 2 ans mon blog voyait le jour pour partager avec vous mes mots et mes passions teintées des lumières d’antan. Le saule et l’églantine est une petite étoile perdue dans la stratosphère d’internet, mais cette petite étoile brille de mille feux d’amour et de sincérité ».

« Bien heureux les cœurs purs qui survivent aux sombres desseins du destin car une mère étoile, les guide vers le bon chemin… »*

*Moine Corinne

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Rédaction / Moine Corinne

Photos from Unsplash

*Les photos estampillées LS&L sont soumises à des droits d’auteur.

*Les textes sont l’entière propriété intellectuelle de la rédactrice.

La porte du royaume interdit…

À la veille de Toussaint le petit monde des ombres insondables est en liesse… Ne sentez-vous pas comme un parfum troublant qui s’attarde sous les rayons de la lune ?

Derrière les nuées écarlates, les fées se fardent de mille couleurs argent pour accompagner le maître de cérémonie Halloween, de funestes présages. Prenez garde ! Vous, esprits mal attentionnés si l’envie de pousser la porte du royaume interdit taraudait votre esprit ! Vous mettriez en colère ces diaphanes effrontées surtout si elles sautillent en cercles avec l’ivresse des jours sombres !

Sur des coursiers étincelants, mi-chevaux, mi-chimères, elles caracolent entre les branches et les bruyères obscurcies des lumières d’octobre. Dans les méandres noirâtres des sous-bois, les gracieuses petites sorcières dansent une folle sarabande sur les feuilles lugubres délaissées par la bise. On raconte depuis la nuit des temps, qu’avec leurs rires cristallins d’enfants, elles muent les Hommes en pierre, transformant leurs vies mortelles en chagrins éternels.

Mieux vaut ne pas observer ce manège durant la nuit brûlante d‘Halloween, car la curiosité perfide qui enchante déjà votre esprit vous portera pour toujours sans espoir de retour : au pays d’où l’on ne revient jamais...

Triste destin pour le pauvre humain, que vous étiez !**

**Conte « Le pays d’où l’on ne revient jamais »écrit par MOINE Corinne



Les morts du cimetière de Bassy*…

Perchée sur son promontoire rocheux dominant le Rhône, l’église de Bassy ( 74 ) a conservé son cimetière qui s’enroule autour de ses murs en une procession de sépultures parfois très anciennes. Une curieuse légende liait le fleuve emblématique au lieu, elle fut relatée par l’instituteur de Bassy en date du 30 septembre 1864, lors d’une enquête de « L’Académie Florimontane d’Annecy » qui recensait pour l’époque des sites archéologiques (pierres/roches) à l’origine de légendes locales. L’instituteur nomma le fameux rocher en ces termes : « Le Roc de la Baille* » et précisa qu’il y avait un trou qui permettait d’accéder au Rhône.

Il raconta qu’un passage souterrain ( probablement situé dans la roche sous le cimetière ) communiquait avec « le monde des vivants » permettant aux défunts de traverser pour se désaltérer dans les eaux du fleuve. Ce récit extraordinaire n’avait plus cours en 1925, il était même qualifié par les villageois de peu “orthodoxe” ! La topographie géographique du lieu laisse à penser qu’une «grotte/ faille/fissure » en serait l’origine, mais la végétation, les modifications géologiques ont transformé le paysage.

« Les morts vagabonds de Bassy » Paul Dufournet 1976

*Le village de Bassy est localisé en Haute-Savoie

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Rédaction Moine Corinne

Photos by Anita Austvika

*Les photos estampillées LS&L sont soumises à des droits d’auteur.

*Les textes sont l’entière propriété intellectuelle de la rédactrice.

Une couronne sertie d’étoiles d’amour

Mes mots rayonnent comme les fleurs des champs, ils s’envolent par monts et par vaux puis rebondissent jusqu’aux brumes d’or du firmament là où mes chers anges se mirent au couchant… Ils s’en vont courtiser le hasard, enrubannés du seul velours rouge des coquelicots, une étoile chanceuse les accompagne car mes mots sont parés de lumière pour illuminer l’horizon d’un soleil aux divins reflets blonds.

Plus haut, toujours plus haut mes mots étourdissent le vent de mille chansons joyeuses, transformant les haillons des maussades hivers, en robes de bal, légères et merveilleuses. J’ai tant de maux sur le cœur que parfois ils m’emportent vers un troublant vertige. Je suis comme une fée perdue qui danse sur une tige… Des mots pour raconter la fraîcheur candide de l’enfance, les bonheurs aux parfums d’œillet mignardise et la caresse maussade des chrysanthèmes qui fleurissent les tombes des êtres aimés.

Rien ne meurt jamais dans l’autel sacré de la mémoire, les mots dansent en cadence comme les flonflons des guinguettes de village, ils chuchotent à la brise, à la pluie, à l’orage. Les mots laissent dans mon âme comme une indicible trace… Aux jours des soupirs amers, les mots se troublent et glissent sur mes joues en des larmes d’une pâleur éphémère. Quand cette amertume vagabonde, laisse mes yeux vides de l’ardente braise, les mots de la mélancolie déroulent des spirales de poésies célestes, qui ondulent au-dessus de ma tête en une couronne sertie d’étoiles d’amour.

Sur un coussin d’écume argent, la fée complice de mes nuits sans lune, a déposé pour moi une offrande triomphante : des mots incandescents qui transforment mes tourments en apaisants délices.

Tout renaît, puis s’efface ne reste que les mots aux pouvoirs salutaires pour garder en mon cœur une fleur vivace habillée de regrets et de folles espérances.**

**Conte « Écoute le vent chanter dans les blés » écrit par MOINE Corinne

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Extrait conte « Le grenier de ma grand-mère » écrit par Moine Corinne

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Rédaction//Moine Corinne.

Photos by Anita Austvika

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Féerie bucolique sous le hameau de Bange Clarafond-Arcine

La danse secrète des fées

Est-ce folie de penser que sous la lune immense ondule, la grâce sibylline des fées ! Papillons impalpables, muses rieuses : vous dormez aux cœurs fardés des fleurs, en des constellations silencieuses. Orbes étranges, silhouettes d’argent, vos cheveux d’ange s’entremêlent dans la course du vent. Mirage de l’éther, formes étranges drapées d’ombres légères, vous semez sur la quiétude des chemins, vos rires éclatants et mutins…

Clairières, sous-bois, forêts, rivières, respirent de charmantes chimères aux chants glorieux, bien loin de l’Homme avide et orgueilleux. Dômes célestes, urnes terrestres, cachent d’un voile sacré des myriades de regards cristallins. Sous les nuits d’or de juillet ou sous les frimas gelés de décembre trône un monde enchanteur constellé de messages et de hasards, de prouesses entrelacées entre les cimes et les brouillards.

Ainsi reviennent, jusqu’à la fin des temps, les fruits après les bourgeons, les nuits après les jours, les printemps après les hivers, muant les sentiers ombragés en aventures parsemées de mystères. Corolles en clairons, pétales en jupons, psychés parant le fond des ruisseaux, œufs déposés aux nids comme des joyaux.

Alors est-ce folie de penser que sous la lune immense ondule, la danse sibylline des fées ?

**Conte « Pieds nus sous la lune » écrit par MOINE Corinne

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Pommier dansant

En fleurs !

Aubépines en buisson

Orchidée sauvage

Plante protégée ne pas cueillir

*Photos réalisées aux hameaux et lieux-dits de : Beauchâtel, Bange, Fruitière, Trainant, commune de Clarafond-Arcine département de la Haute-Savoie.

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Rédaction/Photos/Moine Corinne.

*Les textes sont l’entière propriété intellectuelle de la rédactrice.

*Les photos estampillées LS&L sont soumises à des droits d’auteur.

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