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À propos de moi

« Pourfendant les nuages qui s’étiolent sur le Rhône en une multitude de couleurs flamboyantes, la Vierge semble défier le temps et les Hommes du haut de ses 164 printemps... »

(Statue érigée en 1856)


En route pour de nouvelles histoires…

Je vous vois déjà trépigner d’impatience, derrière votre écran avec cette question au combien pertinente, mais où est-elle passée ? Effectivement mes publications sur le blog sont « lettres mortes » depuis quelques semaines… Le mois de décembre fut une période faste avec la reprise de mon activité professionnelle, pas le choix que de mettre entre parenthèses mes histoires car le temps m’a manqué et l’inspiration aussi d’ailleurs !

On ne peut pas être au four et au moulin !

En début d’année je réactualise souvent mes articles, de nouvelles photos viennent s’ajouter… Je fais « grand ménage » de ce qui ne me correspond plus ! Vous découvrirez des photos « sépia » chinées, un peu de changement vous permettra d’apprécier multiples facettes de ces emblématiques archives…

Des anecdotes historiques prennent place dans des publications déjà éditées et pour votre gouverne vous retrouverez similairement les mêmes versions sur ma page Facebook… Les commentaires postés par les internautes qui font référence à nos traditions locales sont parfois riches d’informations !

D’autre part, je ne publie jamais mes écrits sur les réseaux sociaux, à part de courts extraits, mes textes « poétiques » sont l’ADN de mon blog, la cerise sur le gâteau !

Ma page Facebook s’est enrichie de nouveaux posts et je dois bien vous l’avouer depuis mon article sur la légende de Dorches « Mystère entre ombres et lumières » je remporte un franc succès, vous êtes de plus en plus nombreux/ses à me lire.

Un premier pas est franchi, depuis le 31 juillet 2020 « Le saule et l’églantine » est désormais enregistré à l’institut national de la propriété industrielle (INPI).

Comme pour échapper à la morosité ambiante, beaucoup d’entre vous redécouvrent les souvenirs nostalgiques de leur enfance… Nombre de photos anciennes et témoignages qui circulent sur la toile, tentent à prouver qu’un retour aux valeurs essentielles s’impose comme une évidence…

Le passé n’est jamais dépassé car il est le tremplin des générations futures !

Les vies de nos anciens furent parsemées d’embûches, mais ils firent preuve de ténacité pour construire ce qui est notre patrimoine aujourd’hui…… Nous nous devons d’honorer cette mémoire en la préservant.

Sachons transmettre à notre tour avec fierté, ce fabuleux héritage..

Alors avant que fin janvier ne pointe le bout de son nez et comme le veut la coutume, je vous souhaite d’écrire de très belles histoires dans tous les domaines de vos vies personnelles et professionnelles à l’aube de cette année 2021.

Prenez soin de vous, je vous attends pour mes prochaines publications…

Bien à vous tous et toutes…

Corinne

« Plus haut, toujours plus haut mes mots étourdissent le vent de mille chansons joyeuses, transformant les haillons des maussades hivers, en robes de bal légères et merveilleuses. »*

*Moine Corinne

Le blog qui raconte des histoires

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Photo 1 pont de Seyssel réalisée le 25 décembre 2020

Photo 2 réalisée juillet 2020 au bord du lac du Bourget 73 Savoie

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est le-saule-et-leglantine_logo-3.png.

Rédaction/Photos/Moine Corinne

*Les textes sont l’entière propriété intellectuelle de la rédactrice.

*Les photos estampillées LS&L sont soumises à des droits d’auteur.

Pierre tombale d’enfant 1939 cimetière de Savigny Haute-Savoie

La mortalité infantile aux siècles derniers

#Contexte

Jusqu’au XIX ème siècle les grandes villes s’érigent tels des lieux mortifères : eaux souillées jetées sur les trottoirs, taudis insalubres, proximité des cimetières… Des vecteurs bactériologiques pointés du doigt par le premier médecin hygiéniste Louis-René Villermé lors de la grande épidémie de choléra de 1832 qui sévit à Paris. Conscient que les infrastructures « moyenâgeuses » sont obsolètes, il exhorte les pouvoirs publics à réagir : il faut soigner la cause, pour guérir le mal ! À la noirceur de ce tableau s’ajoute la promiscuité des familles défavorisées qui s’entassent dans des masures vétustes favorisant la propagation de virus contagieux : des fratries entières sont décimées à quelques jours d’intervalle ! Dans les campagnes de la France ancienne, les enfants s’affairent aux travaux laborieux des champs (6 ans en moyenne) ils contribuent au gagne-pain de parents démunis. L’épuisement physique conjugué à la malnutrition engendre une surmortalité infantile. Avec la prépondérance de l’activité industrielle, cette main d’œuvre sous-payée s’active aussi dans la poussière étouffante des mines (15 heures/jour), les accidents sont nombreux… La société n’est guère encline à s’affliger de ces vies perdues, les parents y voient même un soulagement car ce sont des bouches à nourrir en moins ! Des pratiques de survie « nécessaires » qui correspondaient aux mœurs contextuelles de l’époque… Au fil de l’Histoire, l’omniprésence de la mort infantile est vécue comme un processus cyclique/biologique immuable, les familles résignées acceptent cette réalité douloureuse. Les progrès de la médecine et l’évolution des mentalités permettront d’entrevoir une nouvelle façon de penser : la mort précoce des enfants n’est pas une fatalité en soi mais une conjonction de facteurs qui peuvent être corrigés par la seule intervention humaine.

Nota Bene : Le Conte de Rambuteau -Claude-Philibert Barthelot- (1781- 1869) fut le concepteur des grandes restructurations de la ville de Paris, dont le réseau d’égouts.


L’enfant défunt

#Coutumes

Divers rituels accompagnaient le décès d’un enfant, ils variaient selon la condition sociale, les croyances religieuses voire même les superstitions. Dans les familles aisées, un peintre venait spécialement à domicile pour exécuter un portrait de l’enfant défunt, une prestation jugée onéreuse mais nécessaire pour garder un souvenir. Ces tableaux « chers » au cœur des parents endeuillés s’affichaient dans la pièce principale au yeux de tous, un lien mémoriel qui contribuait au lourd travail de deuil. Dans la religion chrétienne, les parents pauvres fabriquaient à la main de curieux objets de piété à l’interprétation naïve, parfois à l’effigie d’un petit parti trop tôt : des ex-voto. Déposés en guise d’offrandes à la chapelle du village/oratoire, ces objets à vocation spirituelle permettaient d’espérer une grâce qui donnerait un sens positif au chagrin, puisque Dieu « selon sa volonté » avait fait le choix de reprendre leurs enfants. Avant l’invention de la photographie nos prédécesseurs recoururent à différents supports artistiques pour sceller la perte de l’être aimé.

*Cliquez l’image pour agrandir…

Pour notre regard du XXI ème les tableaux représentant des portraits/scènes posthumes nous renvoient à des émotions purement artistiques « on voit sans voir la réalité cachée derrière ». Alors imaginez-vous la veillée funèbre ci-dessus sous la forme d’une photographie, quelle serait votre réaction ?

« Gens d’Ouessant veillant un enfant mort, -1899

Charles Cottet (1863-1925). Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, Petit Palais.


L’invention de la photographie

#Contexte

Jusqu’à la fin du XIXe siècle la période est marquée par une fulgurance de progrès sociaux… Les grandes villes se réorganisent, les activités insalubres « morgues/cimetières » sont déplacées pour enrayer les épidémies. Les repères culturels sont chamboulés, les mentalités évoluent, la société s’humanise. De ce grand remue-ménage sociétal émerge Nicéphore Niépce le concepteur d’un procédé photographique révolutionnaire, après sa mort en 1833 Louis Daguerre peintre/photographe poursuit ses travaux, en 1839 le daguerréotype* voit le jour ! Et quand bien même les peintres fustigeront cette prodigieuse invention en l’envisageant comme « une passade du moment », le succès ne se démentira point. Certains « flairant le bon filon » se reconvertiront en photographes portraitistes ! Un métier qui aura de l’avenir car de 1845 à 1850 sortira d’un seul atelier jusqu’à 5 000 photos portraits par année : un jackpot juteux pour ceux qui prirent le train du progrès en marche !

Nota Bene : La photo post-mortem apparaît dans la seconde moitié du XIXe siècle au cœur d’une Angleterre victorienne. Cette pratique fera des émules et gagnera les États-Unis puis l’Europe. On peut effectivement l’analyser comme un prodigieux phénomène de société..

*Post-Mortem Photography: Examples by Photographic Type – UM Clements Library (umich.edu)

Portrait de famille

Evariste Daunay naquit en 1838 à Poitiers (Vienne), il était artiste photographe. Il vécut jusqu’à l’âge de 33 ans soit jusqu’en 1872…

Cette photo authentique à au moins 150 ans…


La photographie posthume

#Coutume

La photographie moins chronophage et plus abordable en terme de coût fit « la part belle aux portraits post-mortem en tous genres ». Un engouement sans précédent qui s’imposa comme un véritable phénomène de société, balayant au passage des décennies de traditions liées aux sacro-saints portraits posthumes « peints ». Avec la réorganisation des villes, les familles voient leur quotidien bouleversé, les cimetières excentrés ne permettent plus de visites journalières aux défunts. La photo post-mortem s’inscrit donc dans une continuité logique, c’est un lien mémoriel fort, une démarche « commémorative » conforme pour son siècle bien loin d’une banale coutume photographique ! Le portrait posthume réconforte, contribue au douloureux travail du deuil… Aucune représentation picturale si parfaite fut-elle ne restituait ce degré de réalisme, vous imaginez aisément que pour l’époque ce n’était pas la photo qu’on visualisait mais bien le sujet représenté ! L’enfant défunt est « rendu présent » dans le temps grâce au son portrait posthume ! Rangé dans l’album de famille ou encadré le portrait va jouer son rôle de maillon intergénérationnel, un aïeul, un visage, une histoire de famille, un témoignage pérenne qui perdura dans le temps tel un fil d’Ariane généalogique. Alors oui, le portrait se doit d’être artistiquement flatteur et réaliste en occultant la mort « la dépouille » et en illusionnant la vie. Dès 1842, des ateliers parisiens orchestrent les défunts dans des mises en scène fastueuses, dignes des chefs-d’œuvre de grands maîtres, le temps d’installation nécessaire et les aléas « cadavériques » n’entravent pas l’engouement pour cette pratique « décomplexée » !

Sur ce document authentique représentant une mise en scène de la grotte de Lourdes, le visage du défunt est colorisé, de même que les pupilles, vous pouvez remarquer le trépied positionné derrière. (Cliché authentique).

Souvent photographiè avec sa famille, comme dans une photo ordinaire le défunt n’est pas toujours identifiable, aujourd’hui nous pouvons qualifier ces portraits posthumes de chefs-d’œuvre en « trompe-l’œil ». Notre perception visuelle est leurrée par d’innombrables détails produisant sur le mort un simulacre de vie parfaite. Pour l’anecdote nombre de photographes furent à l’origine des peintres reconvertis ! Alors la dépouille est apprêtée, fardée, fleurie (la photo est aussi colorisée/enfants allongés berceaux fleuris ) dans les règles de l’art « pictural », on utilisent des subterfuges (minuscules attèles de bois) pour maintenir les yeux ouverts, on pratique même l’incision des paupières pour ajourer les pupilles ! Le clou du spectacle est sans aucun doute cette armature ingénieuse qui stabilise le cadavre en position assise/debout… ( à l’origine ces armatures permettaient aux modèles de rester immobiles, le temps de prise étant très long ). Des portraits d’un autre temps qui s’apparentent plus à un funeste bal des horreurs pour notre regard contemporain car comment faire abstraction de la rigidité cadavérique et de la dégradation rapide des tissus corporels surtout par de fortes chaleurs ! Avaient-ils recours à des techniques d’embaumement ? La photo post-mortem se démocratisera avec les portraits à domicile (moins onéreux), des clichés scéniques d’une grande technicité artistique qui jonglent entre la vie et la mort car les enfants défunts positionnés au milieu des leurs, nous illusionnent par des postures aux faux-semblants photogéniques. Une coutume qui perdurera dans nos campagnes avec la traditionnelle veillée funèbre (le mort est photographié sur son lit). Cette dernière pratique disparaîtra vers 1950 pour des raisons d’hygiène évidentes mais aussi parce que des lois furent promulguées afin de traiter avec décence/dignité le corps des personnes décédées.

« Droit à l’image des défunts » ARTICLE 16-1-1*

*Le problème d’un possible droit à l’image des morts est apparu à l’occasion de clichés d’une actrice défunte publiés par un journal en 1858. La famille de la victime s’estimant lésée par ces clichés avait alors assigné le journal concerné. Pour la première fois, un juge s’est fondé sur le droit à l’image pour rendre une décision.

Sur ce document authentique, vous remarquerez le pied de l’armature, on l’entrevoit aussi derrière l’enfant au niveau du bras le long du corps, les pupilles sont peintes sur la photo, d’ailleurs elles sont légèrement disproportionnées pour donner une illusion de vie. (Cliché authentique).

Sur ce document authentique, on aperçoit un détail révélateur d’un cliché post-mortem : une tringle métallique blanche facilement identifiable sous les souliers de l’enfant. Bien que l’état de conservation de cette archive ancienne ne soit pas parfait, nous visualisons nettement deux lanières fixées sur chaque mollet, l’autre partie de la tringle se positionnant derrière. La chaise permet de stabiliser la dépouille de cette petite fille. (Cliché authentique).


Les prémices de la thanatopraxie

#Technique

La première technique d’embaumement « reconnue » fut mise au point par Jean-Nicolas Gannal en 1832. Pharmacien et chercheur, il découvrit un procédé qui permettait la conservation des tissus corporels : une injection d’une solution de sulfate d’alumine injecté dans la carotide, son brevet sera déposé en 1837. Je n’ai pas trouvé de documents apportant la preuve que cette technique servait la photo post-mortem d’ailleurs il est à noter que ces pratiques « nouvelles » ne furent probablement pas à la portée de tous. De nos jours la présentation des défunts est exercée essentiellement par des thanatopracteurs, des professionnels diplômés aux multiples connaissances anatomiques. Cette vocation nécessite une grande stabilité psychologique au vue du contexte.

*Modern Embalming – UM Clements Library (umich.edu)


Pourquoi les enfants ?

#Lien mémoriel ante-mortem

L’Angleterre victorienne* derrière son image raffinée, n’échappe pas au climat anxiogène lié aux épidémies, les mères posent « pour le souvenir » avec leurs enfants... Cette anticipation « prophétique » ante-mortem qui s’apparente aussi à un phénomène sociétal est somme toute assez logique au vu du contexte mortifère de l’époque. N’oublions pas qu’il meurt autant de nourrissons qu’il en naît ! Les « Hidden mothers » (mères cachées) camouflées en chaise pour maintenir leurs progénitures, suscitent encore beaucoup d’interrogations : il semblerait que nombre de ces portraits soient post-mortem ! Je vous invite à vous faire votre propre opinion en observant foule de détails qui pourraient vous mettre sur la piste de cette énigme insoluble !

Alors ante-mortem ou post-mortem ?

*La photo post-mortem prend sa source dans l’Angleterre victorienne

Galerie de photos

#Lien mémoriel post-mortem

Beaucoup de familles « populaires » font venir un photographe à domicile*pour acquérir un portrait souvenir qui comptera au rang des objets les plus précieux… Des mises en scène théâtralisées particulièrement poignantes montrent les enfants défunts assis sur des coussins en compagnie de leurs parents/frères/sœurs ou de leur animal fétiche. Harnachés sur des armatures dans des attitudes arrangées, ces enfants aux allures de marionnettes nous renvoient un simulacre de vie ! La mélancolie qui émane de ces portraits est perceptible ! Beaucoup d’entre-vous qui ignorent encore cette coutume photographique ancienne, seront « sans aucuns doutes choqués » en découvrant l’envers de ce décor au combien troublant !

(Attention vidéo à caractère sensible !)

*Moins onéreux qu’un atelier photographique

#Lien mémoriel d’aujourd’hui

De nos jours la photo post-mortem a été remise à l’honneur (attention juridiquement encadrée) dans certaines maternités*, pour que les parents endeuillés par une mort périnatale puissent garder un souvenir de leurs nourrissons. Dans ce contexte, il n’est pas de notre ressort de juger, le travail de deuil étant propre à chacun et chacune.

*Au-delà Des Nuages est une ASBL qui soutient les parents en deuil périnatal grâce à la photographie. 

« www.audeladesnuages.be »


Conclusion

J’espère vous avoir apporté des informations essentielles sur cette coutume photographique quelque peu dérangeante pour notre regard du XXIe siècle. Même si au préalable j’ai eu connaissance des veillées funèbres ancrées dans les traditions rurales de mes grands-parents, j’ignorais complètement cette pratique. Le portrait posthume « peinture /sculpture » a toujours existé à travers les siècles, mais la mort a bien souvent été « idéalisée » voire « romantisée » ce qui a contribué et contribue encore à en fausser « l’image » : on voit sans voir ! Ce qui est plus confortable je vous l’accorde, puisque ce sujet est quelque peu tabou dans notre société moderne ! En dehors, de toute considération éthique et idéologique la photographie post-mortem nous impose une réalité très « crue » de la mort, le malaise « visuel » est accentué par l’aspect fantomatique de ces photos aux tonalités sépia. Sachons donc garder à l’esprit le contexte historique….

Bibliographie…

*Rédaction Moine Corinne

*Morel, Marie-France. « La mort d’un bébé au fil de l’histoire »

*Whikipédia « Hidden mothers » et « Daguerréotype »

* Merci au musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris

*Toutes les photos présentées sont authentiques, elles proviennent de ma collection personnelle.

Prochain article « Souviens-toi l’été 1914 «  vous y découvrirez l’histoire émouvante de mon grand-père ancien poilu…

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est le-saule-et-leglantine_logo-3.png.

*Les photos estampillées LS&L sont soumises à des droits d’auteur.

*Les textes sont l’entière propriété intellectuelle de la rédactrice.

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