[metaslider id=101]

Derniers Articles

D’ici et d’ailleurs…

Que m'importe les chemins empruntés...

lire la suite de l'article

Histoire de vie peu ordinaire

Chemin de la fin, Clarafond-Arcine Lydie et Marius...

lire la suite de l'article

Frissons d’automne

L'astre solaire blafard chancèle sur les berges du Rhône...

lire la suite de l'article

À propos de moi

Variations automnales sur le château d’Arcine Clarafond-Arcine (Haute-Savoie)

Balade onirique

Les yeux rivés sur le ciel en dérive, je m’illusionne en faisant tournoyer d’un doigt puéril les dernières arabesques chatoyantes du soleil qui s’essouffle.

L’automne œuvre en silence…

Si les frêles coroles pourpres des bruyères fardent les sous-bois effeuillés, ne reste du port altier des peupliers que d’informes cierges sinistrement dénudés.

Tel un présage de mauvaise augure, des bourrasques malfaisantes dépouillent les augustes panaches enflammés.

Sur un talus d’écorces vermoulues, trône l’hallucinant Hellébore, les incantations automnales réveilleront bientôt le pouvoir hypnotique de la vénéneuse plante des sorcières.

Les corneilles paradent avec allégresse, les haies sont constellées de baies enjôleuses, mais déjà la soudaine froideur des matins humides se fige sous un halo de lumières blafardes.

Comme un ultime hommage à ses étés glorieux, l’astre solaire chancèle sur les berges du Rhône en un fantasmagorique brouillard d’écume.

Les joncs accrochés aux abords des ruisseaux ploient en arceaux, les tourbillons cinglants de la bise chiffonnent peu à peu leurs flèches de velours…

Bien vite, les tourments opalescents de la pénombre lunaire jetteront un lugubre manteau sur les lierres agrippés aux vieux chênes et les fragiles brindilles des nids entremêlés dans les branches rendront l’âme sous le chapelet des pluies glaciales.

Alors pour conjurer le sort de la morne saison, « ne vous en déplaise » j’éparpillerais à toute volée gui* et cynorhodons …

Sous la lune troublante, je n’aurais nul autre guide, qu’un elfe turbulent caracolant à mes côtés !

« Balade onirique » écrit par MOINE Corinne

Nota bene : Le château d’Arcine est une construction de type Maison Forte datant du XIIe siècle, posé sur l’éperon rocheux ouest du Vuache sa position stratégique verrouillait le passage sur le Rhône.

* Jadis nos anciens utilisaient le Gui pour éloigner le mauvais sort, il symbolisait aussi l’immortalité.


Bouquet de couleurs

Porte de grange -Corbonod-

Bergère -arrêt de volet ancien 1930-


Hellébore fétide

L’Hellébore fétide est une plante herbacée toxique de la famille des renonculacées qui pousse en sous-bois et massifs ombragés. Si ses délicates fleurs en clochette penchent pour se préserver des intempéries, son feuillage persistant exhale une odeur malodorante lorsqu’il est froissé. Au Moyen Âge l’Hellébore était prisé par les alchimistes et les empoisonneuses…

Fleur des sorcières

Les bergers de Haute-Provence pansaient les morsures de serpent avec des feuilles d’Hellébore, d’où l’appellation de Rose de serpents. Dans nos campagnes anciennes, plantée au seuil des maisons, l’Hellébore éloignait les mauvais présages et les sorcières ! Une racine d’Hellébore noir (Rose de Noël*), glissé dans l’oreille d’un animal empoisonné par sortilège, s’avérait être un antidote salvateur !

*Gravure : Rose de Noël /Helleborus Niger


Le hameau d’Arcine

Pourpre nervuré

Pastorale -Entremont-

Sur les chemins d’Entremont, trois petits tours et puis s’en vont….

*Entremont, Arcine, sont situés en Haute-Savoie

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est le-saule-et-leglantine_logo-3.png.

Rédaction/Photos/Moine Corinne

*Les photos estampillées LS&L sont soumises à des droits d’auteur.

*Les textes sont l’entière propriété intellectuelle de la rédactrice.

Des mots sur les maux…

Mes mots rayonnent comme les fleurs des champs, ils s’envolent par monts et par vaux, puis rebondissent jusqu’aux brumes d’or du firmament, là où mes chers anges se mirent au couchant…

Ils s’en vont courtiser le hasard, enrubannés du velours rouge des coquelicots, une étoile chanceuse les accompagne, car mes mots sont parés de lumière pour illuminer l’horizon de divins reflets blonds.

Plus haut toujours plus haut, mes mots étourdissent le vent de mille chansons joyeuses, transformant les haillons des maussades hivers, en robes de bal, légères et merveilleuses.

Des mots pour raconter la fraîcheur candide de l’enfance, les bonheurs aux parfums d’œillet mignardise et la caresse maussade des chrysanthèmes qui fleurissent les tombes des êtres aimés.

Rien ne meurt jamais dans l’autel sacré de la mémoire, les mots dansent en cadence comme les flonflons des guinguettes de village, ils chuchotent à la pluie, à la brise, à l’orage.

Aux jours des soupirs amers, mes mots se troublent et glissent sur mes joues en larmes d’une pâleur éphémère.

Quand cette amertume vagabonde, laisse mes yeux vides de l’ardente braise, les mots de la mélancolie déroulent des spirales de poésies célestes, serties d’étoiles d’amour.

Sur un coussin d’écume argent, la fée complice de mes nuits sans lune, a déposé pour moi une offrande triomphante, des mots incandescents qui transforment mes tourments en apaisants délices.

Tout renaît, tout s’efface ne reste que les mots aux pouvoirs salutaires pour garder en mon cœur, une fleur vivace habillée de regrets et de folles espérances.**

**Conte « Écoute le vent chanter dans les blés » écrit par MOINE Corinne

Retrouvez-moi sur Pinterest



L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est le-saule-et-leglantine_logo-3.png.

Rédaction//Photos/Moine Corinne.

*Les textes sont l’entière propriété intellectuelle de la rédactrice.

*Les photos estampillées LS&L sont soumises à des droits d’auteur.

en apprendre plus