Murmure d’un jour d’automne

Porte de grange ancienne et son lierre

Vibrations oniriques

Mes pas vagabondent sur les chemins silencieux des sous-bois, désormais un coin de ciel bleu me transporte l’esprit avec allégresse… J’ai beau chercher en vain l’étreinte fougueuse du soleil pour réchauffer mon visage balayé par la soudaine fraîcheur : rien à faire je dois me résoudre à contempler l’automne. Les tons fatigués du paysage mélancolique me murmurent déjà les prémices de l’hiver. Le voile de givre enlacera alors les feuilles fanées, les bois dépouillés et les fruits rouges de l’églantier. Les derniers rayons de l’astre solaire épousent le manteau roux flamboyant d’une nature somptueuse, des arches d’or s’animent du chant nostalgique des oiseaux. Les sapins réveillent les frimas matinaux, le parfum de leur sève court sur le bois cramoisi jonchant le sol. Au loin une brume laiteuse s’étiole comme une écume fragile… Une lumière furtive chevauche les nuages, se métamorphose et joue avec le contraste des couleurs. Sa Majesté l’automne murmure sous le souffle du vent, glisse sur les branches entremêlées des grands châtaigniers et jette dans un ultime soupir des reflets émeraude aux fougères du bosquet qui longent le ruisseau boueux. Sur la colline aux divines courbes de velours, l’horizon s’obscurcit des ombres tourmentées de la pénombre, il me faut rentrer… Fouler d’un pas pressé le tapis velouté des mousses, défier du regard la froideur humide de ce soir de novembre. Puis faire vibrer mon cœur sous l’opalescence de la lune, guidée simplement par un elfe turbulent qui caracole à mes côtés sur la beauté onirique de cette nuit automnale.**

** Texte « Vibrations oniriques » écrit par MOINE Corinne

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Poésie végétale

Paroles de pierres

Murmure au bois

Demain dès l’aube

Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

Victor Hugo
3 septembre 1847


Chemin d’Entremont 74

Balade vagabonde

Vieux chêne sur les terre de Lavours

Palette automnale sur les marais de Lavours*

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est le-saule-et-leglantine_logo-3.png.

Rédaction/Photos/Moine Corinne

*Les photos estampillées LS&L sont soumises à des droits d’auteur.

*Les textes sont l’entière propriété intellectuelle de la rédactrice.

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